ALBERT WILLEMETZ

1887-1964

 

 

 


La famille d'Albert Willemetz


Famille heureuse et unie.

Dans ses archives, Albert Willemetz a pieusement conservé toutes les lettres qu'il a reçues de ses parents, de ses enfants.

Tout est là : documents anciens sur la famille, faire-part de mariage de ses grands-parents, parents, frères et sur jusqu'au faire-part de ruptures de fiançailles de son frère Henri...

Nombreuses photographies familiales, (même des photographies inédites avec Sacha Guitry et Yvonne Printemps, Louise de Vilmorin ...) qui montrent une famille heureuse habitant depuis toujours rue du Faubourg Saint Honoré.

Edouard Willemetz est un Père parfait qui encourage toujours ses enfants, Albert, Henri et Lucien.
Jeanne Willemetz est une Mère parfaite (voir photographie ci-dessous), ses lettres montrent une forte personnalité.
Etudes, carnets de classe, même les livres de classe ont été conservés.

Albert va tomber follement amoureux, se marie, a un garçon Gérard, mais sera veuf très jeune, avant même la création de Phi-Phi.
Avec qui va-t-il se remarier ? Homme beau et célèbre, entouré des plus jolies actrices et des plus belles femmes de Paris, il choisit... sa propre cousine, Jeanne (voir photographie ci-dessous).

Jeanne lui donnera Serge (dont Sacha Guitry sera le parrain), Claude et Jean-Pierre.

Cas rare d'une famille dont les enfants ont des Grands-Mères qui sont soeurs !

Et la troisième soeur , Paule de Taillandier (voir photographie ci-dessous), qui ne se mariera pas, considérera toujours Serge, Claude et Jean-Pierre comme ses enfants.

Dans le premier film parlant de Sacha Guitry, BONNE CHANCE, on aperçoit Paule de Taillandier, avec Jeanne, Claude et Jean-Pierre.

C'est seulement Claude qui donnera la réplique à Sacha Guitry qui portera le même prénom dans ce film.

Sacha Guitry voit constamment Albert (voir brouillon d'invitation à dîner)

Comme la soeur d'Albert, Paule, épouse le frère de Jeanne, Pierre, la famille ne peut être plus proche, leurs enfants ayant exactement le même sang !

Albert s'installe à la "campagne" pour pouvoir écrire sans bruit. Il choisit le village charmant de Marnes La Coquette et achète avec Maurice Schlumberger un terrain qu'ils vont se diviser.

Les 4 fils d'Albert auront pour meilleurs amis d'enfance les 4 fils de Maurice. Parties de tennis (pas chez les Willemetz, Albert a mis des roses autour du terrain : impossible de récupérer les balles !) mais chez les Schlumberger dont le "court" existe toujours.

La guerre arrive et emportera trois des fils Schlumberger. Bien longtemps après, Rémy Schlumberger en voyant les enfants de Claude venant toujours jouer chez lui, demande que se fasse un match de tennis avec ses enfants... nostalgie des temps heureux.

A Marnes à la veille de la guerre - le tableau porte la date de 1939- on reconnaît Albert Willemetz à droite, sa femme à côté et son jeune fils Claude au centre sous le chapeau blanc.

Pendant la guerre, ROSALBA, c'est le nom de la maison, est occupée par l'armée allemande.
Albert s'installe quai de Béthune à Paris.

Albert est vite dans une situation délicate : Claude part à Londres, Jean-Pierre passe en Espagne, les deux autres fils prisionniers en Allemagne... et malgré cela, Albert reste courageusement à Paris et fait face à tous les ennuis de la vie quotidienne car il sent, comme Sacha Guitry, que son devoir est de rester et d'aider les autres.
Actes constants de l'un comme de l'autre, contre l'occupant, pour leurs compatriotes.

Fait assez rare pour être mentionné, les deux meilleurs amis, Albert et Sacha, vont voir leurs deux femmes devenir également les deux meilleures amies du monde. Et le divorce Sacha-Yvonne, ne changera rien. Jeanne et Yvonne Printemps se téléphoneront toute leur vie chaque matin durant une heure et demie.

Normalement, tout oppose ces deux femmes. Pour ne prendre qu'un exemple, Jeanne ne portera toute sa vie que 5 bijoux. Yvonne avait les bijoux les plus exceptionnels de Paris, tous donnés par Sacha Guitry.
Le fils d'Albert, Claude, est d'abord administrateur des Bouffes Parisiens, puis du Théâtre de la Michodière, à l'époque d'Yvonne Printemps et de Pierre Fresnay.

A Marnes, s'installe aussi Maurice Chevalier, qui achète la maison de Richard Wallace, et la baptise LA LOUQUE du surnom de sa Mère. Impossible de manger plus mal qu'à Marnes, mais personne ne s'en plaint, la conversation et les invités font tout le charme. Albert fume 100 cigarettes par jour, travaille dans sa chambre au premier étage et reçoit dans son grand bureau du rez-de-chaussée.

Là, il sera enregistré pour la télévision une émission où répondant à la question "connaissez-vous la musique" , il répondra par "pas une note ! ". C'est vrai, mais son sens de la musicalité était tel qu'il se souvenait d'airs entiers avec le rythme parfait.
Dans cette émission, il sera également filmé avec Maurice Chevalier dans un enchevêtrement de câbles... son fils Claude et son petit-fils Albert étaient là pendant l'enregistrement.

Dans cette entrée,,, figurent dans une vitrine les Oeuvres de Sacha Guitry reliées SG et toutes dédicacées d'une façon merveilleuse qui sont restées là aussi longtemps qu'un Willemetz vivait à Marnes.

La charmante église de la petite place de Marnes La Coquette (qui servira au tournage de LA POISON de Sacha Guitry) verra successivement le baptême d'Albert, fils de Claude, l'enterrement d'Albert Willemetz, de Jeanne et de tous ses enfants.

Après voir organisé une fête avec plus de mille invités pour le baptême de son petit-fils Albert - ravi du choix du prénom - Albert Willemetz poussera le sens de la famille jusqu'à assister à la remise des prix du Cours Hattemer, l'école de son petit-fils : il est vrai que celui-ci récitait dans l'ancienne salle Marignan un poème écrit spécialement pour lui par son attentionné Grand-Père : " les petits canards".

Quand Claude Willemetz s'installa dans la maison familiale de Marnes, à Rosalba, une ultime fête fut donnée en 1982 par son fils Albert : la première musique jouée fut : "Dans la vie, faut pas s'en faire..."


La "double" Grand-Tante, Paule de Taillandier avec les 3 enfants d'Albert et de Jeanne Willemetz

Madame Albert Willemetz, cousine d'Albert

La Mère d'Albert, née Jeanne de Taillandier, avec son petit-fils Claude Willemetz


Autres photographies familiales


ALBERT WILLEMETZ

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